
Jardin
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La haie champêtre était beaucoup utilisée autrefois dans le monde rural. Elle
était à la fois une source de combustible, de fourrage, de nourriture mais aussi
de plantes médicinales. Les paysages ont peu à peu perdu ce maillage de haies
qui ont pourtant toujours autant d'importance pour l'équilibre des écosystèmes.
La haie retient l'humidité, stabilise les sols et crée des microclimats. Encore aujourd'hui, elle mérite toute notre attention et peut être un élément très intéressant à intégrer sur un terrain, qu'il soit petit ou grand.
Pourquoi une haie champêtre ?

- La haie champêtre et ses couleurs d'automne -
Illustration issue de l'album "Histoire d'une Haie", Eric Thomas & John T.White
La haie champêtre, aussi appelée haie vive ou haie bocagère, est une haie diversifiée composée d'arbres et
d'arbustes d'espèces sauvages locales.
Comme d'autres haies, elle peut servir de brise-vent, de brise-vue, mais son petit plus, c'est sa grande capacité de refuge pour la biodiversité !
Une haie champêtre c'est un peu comme intégrer un bout de forêt chez soi. Un bout de forêt qui abritera une grande diversité d'habitants de la tête aux pieds : autour des racines, sur les troncs, dans les feuillages, parmi les fruits... Elle constitue ainsi un milieu favorable pour les insectes pollinisateurs et autres auxiliaires utiles au jardin.
Bien composée, en prenant en compte les périodes de floraisons, les couleurs et les fructifications, elle va avoir un intérêt tout au long de l'année et va également se fortifier avec le temps.
Jeunes et sauvages !










Des jeunes plants indigènes en mottes issus
d'une pépinière labellisée "végétal local"
Charmes, Aubépines, Sureaux, Viornes, Noisetiers,
Cornouillers, Eglantiers, Sorbus, Erables champêtres,
sont quelques exemples de nos végétaux indigènes en Pays de la Loire et Bretagne.
La haie champêtre se compose d'essences dîtes "indigènes", c'est à dire des essences que l'ont trouve spontanément dans nos paysages et habituées à cohabiter*. Ces espèces indigènes sont naturellement adaptées aux conditions de sol et de climat locaux. Il est donc important de se renseigner sur les végétaux présents dans votre région, également de leurs affinités en terme de sols. Cela peut se faire en observant les boisements locaux ou en vous rapprochant de professionnels : pépiniéristes, conseillers en agroforesterie ou paysagistes (coucou!).
Il faudra veiller à planter les arbres très jeunes (1 à 3 ans) pour plusieurs raisons :
- Ils seront plus vigoureux à l'âge adulte,
- Ils seront plus résistants au vent ,
- Les racines pourront mieux s'adapter à la situation et au sol, et se lier aux champignons mycorhiziens,
(une association permettant une meilleure croissance et une meilleure résistance globale),
- C'est moins cher et plus facile à planter ! ;)
* Cela ne veut pas dire que les végétaux "non indigènes" sont à exclure du jardin, ils peuvent tout à fait trouver leurs places dans d'autres contextes et au sein d'autres types de haies.